BACHELARD, LA BONNE PÂTE ET LES POÈMES DU TOUCHER

Gaston Bachelard, La terre et les rêveries de la volonté. (1948)

PREMIÈRE PARTIE – CHAPITRE IV – LA PÂTE

« La participation est si totale que plonger la main dans la bonne matière c’est y plonger l’être entier. Ah ! si nous comprenions que les sources de notre énergie et de notre santé sont dans nos images dynamiques elles-mêmes, dans les images qui sont le tout proche avenir de notre psychisme, nous écouterions le conseil du bon travail. (…) L’évidence de l’image matérielle, l’image vécue matériellement, voilà qui suffit à nous prouver que la matière douce adoucit nos colères. La furie n’ayant nul objet dans le travail de cette splendide mollesse, le sujet devient un sujet de douceur. » (p. 80)